Le lendemain d’une nuit de travail sur ce site et après une semaine de repos et une sieste de sommeil profond, je me décide à visiter notre création comme un visiteur le ferait, c’est à dire en oubliant mes premières visites et en cherchant une vue différente du musée, une vue moins globale et empressée (visiblement aux vues des statistiques, c'est comme semblent le faire nos fidèles du site). Ainsi avec l’habitude que j’avais de prendre le site par un chapitre, je choisi de voir dans le chapitre «-2-jeux et jouets» la page des « gadgets pifs et revues » page d’objets que j’avais photographiés trop vite avec le souci d’être exhaustif sur l’inventaire de la collection, sans voir tout l’intérêt de ce que je photographiais et sachant que le moment viendrait justement d’y regarder de plus près. Un peu déçu de moi comme un visiteur le serait de ne pas voir assez de gros plans parmi toutes ces planches contact, mais seulement d’y trouver des sensations d’un lointain vécu, lointain qu’on appelle « le bon vieux temps », je cherche quelques gros plans d’objets que j’avais prévus en début de page pour le visiteur plus curieux. Alors je m’émerveille du choix des achats de mon père car y trouve, par des images sans commentaires ce fameux bon vieux temps, moi toujours trop soucieux de l’avenir et du présent, je regarde derrière et constate la richesse, fraicheur et simplicité, ou pureté et soucis du détail qu’on pouvait avoir à cette époque. Ainsi partant de petites images d’une page qui m’accroche, d’une ligne de mots bleus qui m’interpellent, j’ouvre une nouvelle page d’un livre qu’on pourrait appeler le vingtième siècle. Je replonge alors clic par clic avec l’outil performant de ce siècle, ce que j’appellerais le siècle des poètes, des joies et des plaisirs simples … je traverse ainsi des titres de livres, des symboles, des formes que je me rends compte n’avoir pas su ou pu apprécier. Quinze jours devant moi, un présent disponible, j’ai enfin le loisir de mieux voir derrière. J’y vois un vécu et une culture que j’ai traversés et peut enfin l’apprécier, enfin savourer car la porte est grande ouverte sur un espace de plus de 100 ans … l'espace de nos vies antérieures ... vies, comme ce site, non surfaites. |