A) DEMARRAGE AN DOUCE-HEURE, GMT 11 H

La Douce est le lieu-dit où Christelle et Pierre résident vers les années 2000. S’il y avait une rivière la Dousse, elle serait en Auvergne, doublant les lettres, créant les couples. Un vieil homme bien conservé de soixante-dix ans avait dit à la mère de Pierre, là-bas, alors qu’ils faisaient du camping avec Christelle et papi, à la ferme : « dur comme le bois, vert comme la feuille ! » J’ai tardivement compris l’allusion…

Pierre s’est levé un peu difficilement ce mardi, surlendemain d’une épiphanie : Christelle l’a réveillé à trois reprises, après l’appel de son nom par celle-ci et le passage de l’aide à domicile, Sylvie, leur Sissi, qui ose à peine le réveiller en rangeant les vêtements.

 

 

Au deuxième réveil, il a commencé à enfiler la chemise, au troisième, il est allé à son fauteuil prendre son café, dans son mug.

La réserve de liquide de son e-cigarette est vide. Qu’à cela ne tienne, pour les bonnes choses, il n’y a pas plus courageux ! Même si diminuer la concentration en nicotine de son e-liquide est un jeu d’enfant pour lui, il aime vapoter et envisage de reprendre ce produit nature moins cher (sans nicotine ou substitut).

Gilles est à ses genoux en train de s’amuser avec un hochet de papi en celluloïd. Gilles est leur enfant, bel enfant. Il grandit vite.